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Le respect de la personne dans sa dimension psychique est un droit inaliénable. Sa reconnaissance fonde l’action des psychologues.

« Code de déontologie des psychologues français de 1996 actualisé et signé depuis le 4/2/2012 par 30 organisations de psychologues . »


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Avant-propos


CODE DE DÉONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES
France

Adopté en MARS 1996 par l’AEPU, l’ANOP et la SFP puis par 28 organisations ou associations de psychologues. Actualisé et proposé à signature en FEVRIER 2012.
L’avant propos qui suit a été rédigé lors de la rédaction du Code de déontologie des psychologues en mars 1996. Il pose le contexte de sa rédaction, son historique, l’impératif social toujours actuel, la responsabilité du psychologue.
L’esprit du Code et sa structure ont été respectés. Le travail de réécriture s’est focalisé sur une expression claire avec une idée par article. C’est en 2004 qu’a débuté le travail de réécriture. Huit ans après, la communauté professionnelle est invitée à adopter le Code de Mars 1996 actualisé.

AVANT PROPOS

LA REFONTE DU CODE DE DEONTOLOGIE DES PSYCHOLOGUES : UN IMPERATIF SOCIAL

En matière de déontologie des psychologues, le seul texte de référence commune est le texte adopté en 1961 par la S.F.P. Considérant les changements intervenus en 35 ans au sein de la société dans l’exercice professionnel des psychologues, il apparaît qu’un écart s’est creusé entre les dispositions générales de ce texte et la réalité concrète des situations professionnelles. A l’éclairage des propositions faites par l’A.N.O.P. en 1987, une simple révision visant à combler cet écart n’est pas suffisante puisqu’une autre carence existe : faute de préciser les finalités de l’action des psychologues et de définir la spécificité de leur champ professionnel, le texte de 1961 ne permettait pas de fonder les obligations qui découlent de cet exercice, leur pertinence et leur force d’usage. Or la loi sur la protection de l’usage du titre est une étape décisive qui marque la reconnaissance, par la société, d’une réelle inscription sociale de la profession et du champ de la psychologie. A partir de l’expérience et des connaissances acquises il devient donc nécessaire de procéder à une refonte de ce Code.
Cette refonte est d’autant plus urgente que l’exercice professionnel de la psychologie s’est largement diversifié. Plus l’inscription sociale de la discipline se confirme, plus grandes sont les responsabilités, rendant plus difficile le maintien d’une réflexion éthique, qui fonde pourtant l’essence même de la compétence. Par ailleurs, la loi de 1985 a concrétisé l’existence d’une communauté professionnelle aux contours flous du fait des spécialisations et de leur cloisonnement. Si chacun, au sein d’une profession, demeure responsable de ses actions, celles ci peuvent avoir des conséquences sur l’ensemble de cette profession quant à la crédibilité et la reconnaissance des compétences professionnelles. Cette solidarité de fait crée de nouvelles responsabilités réciproques : collectives envers chacun, individuelles envers la collectivité. En outre, cette loi, prise " au titre des mesures de protection sociale " vise à sauvegarder les usagers et la société des abus et mésusages de la psychologie. Les professionnels sont donc, de fait, chargés de définir les règles qui caractérisent ces abus et mésusages, et de les prévenir. Il ressort de tous ces points que la nécessité d’un Code n’est plus seulement issue de l’aspiration morale des psychologues eux-mêmes, mais qu’elle est appelée par les exigences nouvelles émanant du législateur, donc de la cité.

LA REFONTE DE LEUR CODE DE DEONTOLOGIE : UN ENJEU POUR L’AVENIR DES PSYCHOLOGUES.

Si la communauté professionnelle n’assumait pas ses responsabilités, la protection du titre ne saurait se justifier durablement. Or ces responsabilités ne concernent pas seulement le respect des valeurs partagées quant à la mise en œuvre des pratiques, mais, plus centralement, les buts que servent ces moyens. C’est, à ce point, la question de la fonction sociale des psychologues qui est posée, la question aussi de leur utilité au regard de l’intérêt collectif.
Si l’enracinement social de la psychologie a placé la profession devant de nouveaux problèmes, les changements sociaux mettent à l’épreuve les repères collectifs traditionnels et font apparaître des demandes de plus en plus complexes et contradictoires. Aussi la psychologie et ses applications peuvent-elles être l’objet d’exigences paradoxales fortes, entre la demande de résolution magique des problèmes personnels et la volonté de maîtrise technologique des êtres humains. Dans ce contexte, les psychologues ont non seulement a mettre en évidence les règles qui guident leur action professionnelle et à clarifier les valeurs qui s’en dégagent, mais aussi à définir leurs limites face aux demandes sociales - qu’elles viennent des personnes ou des institutions -, et à affirmer leurs engagements éthiques.
L’existence d’un Code reconnu et porté par tous est donc, de tous ces points de vue, un enjeu quant à l’affirmation de la fonction sociale des psychologues et quant à leur avenir individuel et collectif. Nombreux d’ailleurs sont les psychologues qui aspirent à refonder ce qui, par delà les singularités, inspire et légitime leur spécificité. Des professionnels de la psychologie se sont mis au travail, avec l’objectif d’associer le plus grand nombre de psychologues à cette tâche, afin que le nouveau Code puisse être validé et adopté par la profession.
La présente proposition émane de cette réflexion commune sur les nécessités et l’urgence d’une refonte du Code de Déontologie des Psychologues. Ces derniers ainsi que leurs organisations, ont donc été appelés à apporter leur contribution, en connaissance de cause, et en conscience de leurs responsabilités.